L' Erika

 

Erika et Amoco du groupe breton Krozal

Le 11 décembre 1999, les pétrolier Erika qui contenait 37 000 tonnes de pétrole lourd faisait route de Dunkerque à Livourne en Italie avec un chargement de 30 000 tonnes de fioul. Le temps était mauvais et la mer plutôt déchainé. Le capitaine du navire a constaté qu' une partie de la cargaison de la citerne centrale n ° 3 est passée dans la citerne de ballast n ° 2 tribord. Il réequilibre son navire afin de conjurer le risque du chavirement. Deux bonnes heurs passent et il lance un appel de détresse. De plus, il observe plusieurs petites fissures et traces de flambage ( pliures ) sur le pont, au dessus de la citerne n ° 2 dont la cloison la séparant de la 3 a cédé. Il transforme son message de détresse en message de sécurité lorsu' il pense contrôler la situation. Ensuite, il annule ce dernier et prend la route du port pétrolier le plus proche de sa position c' est à dire Donges. Continuer le voyage dans de tlle conditions serait très risqué. Le pétrolier fait donc route vers l' est. Le temps ne molit pas et au contraire, il tourne à la tempête  et la mer se creuse encore à l' approche du plateau continental.

La situation devient de plus en plus critique durant la nuit. Le navire s' alourdit et la coque extérieure cède progréssivement. Vers 6 heures du matin, le capitaine prend la décision de demander l' évacuatiion du batîment. Le 12 décembre à 8  heures, le navire se plie puis se casse en deux. A 10h43min l' équipage est sain et sauf. L' avant du navire a coulé dans la nuit du 13 au 14 décembre et l' arrière a sombré le 14 décembre dans l' après midi malgré une tentative difficile de remorquage au large de l' Abeille-Flandres. Les premières nappes de pétrole atteindront les côtes bretonnes la veille de Noel. Les trois principales causes directes du naufrage connues aujourd' hui sont :

- la rupture d' une cloison interne entre deux citernes.

- le flambage du pont

- la rupture de la coque

 

« Trois longs mois pour établir que le pétrole de l'Erika était cancérigène. On tremble rétrospectivement pour les ministres qui, inconscients du danger, ont serré la main des nettoyeurs bénévoles. »
 (Philippe Bouvard)

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